Brèves

Préconisations en matière de consommation des poissons d’eau douce en lien avec les contaminations en Polychlorobiphényles (PCB)

 
Dans le cadre du Plan National de Lutte contre les PCB, datant de 2008, des campagnes d’analyses de la contamination des poissons d’eau douce ont été réalisées. Ces analyses ont été complétées par un programme de mesure de l’imprégnation des pêcheurs.

Les PCB, ou polychlorobiphényles, sont des composés anciennement utilisés, notamment dans l’industrie, et susceptibles d’être retrouvés dans les tissus graisseux des poissons benthiques (qui vivent au fond des eaux) et les sédiments. La consommation de certaines espèces (anguilles, carpes, brèmes, barbeau…) est alors susceptible d’entraîner des effets sanitaires sur l’organisme humain (notamment des troubles neurologiques, perturbations métaboliques…).

Au niveau de certains cours d’eau, des Zones de Protection Sanitaires (ZPS) ont été définies : on y retrouve des concentrations élevées de PCB-NDL (supérieures à 250 ng/g) dans les poissons bio-accumulateurs. Des interdictions de consommation des produits de la pêche y sont en vigueur. Dans le département du Jura, il n’existe pas de ZPS et toutes les interdictions de consommer du poisson en lien avec une contamination par les PCB ont été levées en 2017.

En dehors des Zones de Protection Sanitaire, les poissons peuvent être consommés, mais des recommandations sont établies par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSESagence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) dans son avis du 3 juin 2013.

Ainsi, l’ANSESagence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail recommande de limiter la consommation de poissons de la manière suivante :

  • 2 portions de poissons par semaine dont une à forte teneur en oméga 3 (saumon*, sardine*, maquereau*, hareng*, truite fumée) en variant les espèces (eau de mer et eau douce) et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage) dans le cadre d’une alimentation diversifiée.
  • Pour les poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure) 1 fois tous les 2 mois pour les personnes sensibles et 2 fois par mois pour le reste de la population.
  • Pour les anguilles, à consommer de façon exceptionnelle quel que soit le bassin versant.

Les enfants et les femmes en âge de procréer sont jugés comme étant des populations particulièrement sensibles.

Vous pouvez consulter les arrêtés inter-préfectoraux concernant la rivière de la Vallière et la rivière du Doubs  

*Tout type de conservation (frais, surgelé, fumé, conserve …)