Présentation de la DRAC et de la politique culturelle en Franche-Comté

 
 
Présentation de la DRAC et de la politique culturelle en Franche-Comté

Hôtel de Magnoncourt

Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté et service territorial de l'architecture et du patrimoine du Jura 

Présentation générale : 

Depuis 1977, le ministère de la Culture et de la Communication est présent dans chaque région grâce aux Directions régionales des affaires culturelles (DRACdirection régionale des affaires culturelles).

La loi du 6 février 1992 organisant l’administration territoriale de la République a fait des DRACdirection régionale des affaires culturelles des services déconcentrés du Ministère.

Le schéma d’organisation de la DRAC Franche-Comté  a été présenté au CT le 10 avril 2012 ainsi qu’à la DAG du Ministère qui en a accepté le schéma en 2006.
Les principes reposent sur deux axes principaux :

  •  la nécessité d’une articulation avec la Lolf sans toutefois s’y calquer systématiquement,
  •  la nécessité de favoriser la transversalité pour mieux répondre aux objectifs du ministère et à la réalité des dossiers.

Pour répondre à ces objectifs, pour définir et mettre en œuvre les grands axes politiques de la DRACdirection régionale des affaires culturelles et disposer d’une équipe restreinte a été constituée une équipe de direction.

Trois départements sont institués :

  • le pôle des patrimoines, architecture, cadre de vie animé par Pascal Mignerey,
  •  le pôle création, diffusion et industries culturelles animé par Christine Schell ,
  •  le secrétariat général animé par Laurence Jacquemart.

Les chefs de pôle sont chargés, chacun dans leur domaine, d’animer, de coordonner les actions, de proposer la programmation budgétaire et de s’assurer de la bonne organisation du département et d’en informer la direction lors des réunions hebdomadaires du comité de direction.
Les dispositions d’organisation de travail pour chaque domaine de compétence restent inchangées notamment pour les conseillers.
Il s’agit donc d’une réorganisation fonctionnelle et non hiérarchique de la DRACdirection régionale des affaires culturelles : les responsabilités de chacun sont conservées notamment en ce qui concerne les secrétariats ainsi que les propositions de notation au directeur.
 
Placées sous l'autorité des préfets de région, les Directions régionales des affaires culturelles sont chargées de la mise en œuvre, adaptée au contexte régional, des priorités définies par le Ministère.
Proposant aux préfets l'attribution des soutiens financiers de l'Etat, elles exercent aussi une fonction de conseil et d'expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales.

Leurs missions portent sur tous les secteurs d'activité du Ministère :
Patrimoines, musées, archives, livre et lecture publique, musique et danse, théâtre et spectacles, culture scientifique et technique, arts plastiques,cinéma et audiovisuel, éducation artistique.

Elles sont de ce fait les représentants en région de tous les services du ministère. La DRACdirection régionale des affaires culturelles. constitue le service déconcentré du ministère chargé de la culture placé sous l'autorité du préfet de région.

La DRACdirection régionale des affaires culturelles est chargée de conduire la politique de l'Etat notamment dans les domaines de la connaissance, de la protection, de la conservation et de la valorisation des patrimoines, de la promotion de l'architecture, du soutien à la création et à la diffusion artistiques dans toutes leurs composantes, du développement du livre et de la lecture, de l'éducation artistique et culturelle, de l'élargissement des publics, du développement de l'économie de la culture et des industries culturelles.
Pour conduire ces actions, le directeur régional est entouré d'une équipe aux compétences scientifiques, techniques, artistiques et administratives, très diversifiées.
La culture participe aujourd'hui pleinement à l'aménagement du territoire. Elle est un élément déterminant de la cohésion sociale, et un facteur reconnu de développement.

Pour en savoir plus :

décret n°2004-1430 du 23 décembre 2004 relatif aux décret n°2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et les départements.

La DRACdirection régionale des affaires culturelles de Franche-Comté :

A Besançon, dans le cadre d'une réactivation du lotissement de la rue Neuve - actuelle rue Charles Nodier - en 1776, Claude-François-Ignace Henrion de Magnoncourt, ancien capitaine pensionné, de petite noblesse haut-saônoise, se porta acquéreur d'une parcelle et chargea du projet l'architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand qui venait de réaliser l'hôtel Terrier de Santans.

Malgré les critiques de l'architecte contrôleur Longin, le projet fut adopté.

Cette demeure, devenue par acquisition en 1842 l'hôtel de Longeville, ne subit pas de modifications importantes jusqu'à son aménagement et son extension pour l'installation de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Doubs, en 1962, réalisés par l'architecte René Tournier.
Il s'agit d'un hôtel entre rue et cour avec ailes des communs en retour sur la cour, dessinées soigneusement pour refermer un peu la cour qui se prolongeait par un petit jardin et des vues sur le parc voisin. La façade sur rue, de 5 travées, d'un dessin très sobre,a des proportions monumentales.
L'allée cochère donne sur deux vestibules latéraux, ouverts par des colonnes et pilastres doriques.

Celui de droite est la cage du grand escalier en pierre à rampe en fer forgé ornée de postes. A l'étage, un groupe de deux pièces - ancien vestibule ou salle à manger et salon - ainsi qu'une ancienne chambre à coucher sont entièrement lambrissées de hauteur.
Leur décor Louis XVI est remarquable; il multiplie les guirlandes chères à l'architecte Bertrand et intègre des bas-reliefs.
Relativement complet, d'exécution soignée, conservant un important décor d'origine, cet hôtel est une des belles demeures Louis XVI de Besançon.
Le bâtiment a été classé au titre des monuments historiques le 12 avril 1996.